Pourquoi il ne faut pas hésiter à postuler, même quand…

Vous tombez sur une offre d’emploi qui fait briller les yeux : fiche de poste top, valeurs de l’entreprise qui font mouche, et ce petit frisson du « c’est exactement ce que je cherche ». Sauf qu’en balayant la liste des prérequis, deux constats s’imposent : vous ne cochez pas toutes les cases niveau expérience, et le diplôme demandé n’a jamais orné votre CV. Autant baisser les bras ? Absolument pas. Postuler quand on n’a pas le profil « parfait », c’est non seulement possible, mais pertinent. Explications.

Tout le monde a déjà douté (spoiler : même les RH)


Hésiter à envoyer sa candidature parce qu’on ne se sent pas « légitime » ou « assez qualifié », c’est quasi un passage obligé. Le fameux syndrome de l’imposteur, on l’a tous croisé au détour d’une lecture de fiche de poste un peu trop musclée. Selon une étude Linkedin, près de 85 % des recruteurs reconnaissent n’avoir jamais trouvé LE candidat qui « coche toutes les cases » du premier coup. Et pour situer, plus de 70 % des actifs avouent avoir déjà renoncé à postuler à une offre pour laquelle ils ne remplissaient pas tous les critères, mais aussi regretté de ne pas avoir tenté leur chance par la suite.

La fiche de poste : une sorte de lettre au Père Noël
Rassurez-vous, la réalité derrière les exigences souvent interminables tient plus du « candidat parfait rêvé » que du profil vraiment attendu au final. En entreprise, on poste d’abord le portrait-robot puis… on s’adapte, car le mouton à cinq pattes court vite ! Dans la pratique, une grande majorité des recruteurs sont prêts à discuter si la motivation est là et que le potentiel s’exprime entre les lignes.

Ce que vous n’avez pas… et tout ce que vous apportez
Arrêtez-vous une minute sur ces fameuses compétences « transférables » : capacité à bosser en équipe, à apprendre vite, sens de l’organisation, curiosité ou gestion de crise… Elles ne font pas parties d’un diplôme, mais elles font partie de vous. Beaucoup d’employeurs cherchent avant tout une personnalité et un état d’esprit, surtout pour des postes en tension. Fun fact : selon une synthèse de Pôle Emploi, plus de 2/3 des employeurs se disent prêts à embaucher un candidat manquant de certaines compétences techniques, à condition qu’il montre un vrai désir d’apprendre et d’évoluer.

La motivation, ça fait la différence (vraiment)


Dites-le franchement dans votre lettre ou en entretien : vous êtes là aussi pour apprendre et progresser. Et à l’opposé, arriver en terrain conquis, en disant qu’on connait déja tout, qu’on déja tout vu et tout fait, c’est rarement super bien apprécié. Une motivation clairement exprimée pèse souvent plus que deux items cochés en plus sur la fiche de poste. À titre d’exemple : selon une enquête APEC, 58 % des recruteurs privilégient l’envie d’apprendre et la capacité d’adaptation lorsqu’ils hésitent entre deux profils.

Le pari d’un entretien (et d’un échange)
Ce n’est pas la candidature « parfaite » qui tape dans l’œil, mais celle qui allume la curiosité du recruteur. Même incomplète, une candidature affirmée peut déclencher un entretien : le face-à-face est alors votre terrain de jeu pour détailler vos atouts, votre démarche, votre envie de contribuer et d’évoluer. Et puis soyons honnêtes : personne ne s’enorgueillit de n’avoir recruté que des clones du descriptif d’origine.

Quelques limites saines : la fameuse règle des « 60-70 % »
Évidemment, il reste du bon sens à garder. Si on n’a ni formation médicale ni expérience dans le secteur, viser un poste de chirurgien cardiaque semble, on va pas se mentir, plutôt ambitieux. Mais si vous remplissez entre 60 et 70 % des critères et que le reste est « rattrapable » par la formation sur le terrain, tentez votre chance. Au pire ? On ne vous répond pas. Au mieux ? Vous êtes dans la boucle pour la suite. Par contre, vous n’êtes pas le seul à postuler, donc autant maximiser vos chances en adaptant votre Cv à l’offre d’emploi à laquelle vous vous apprêtez à postuler.

Au final, il vaut mille fois mieux avoir tenté que de regretter de ne pas avoir osé, c’est bien connu. Votre prochain emploi, celui qui ne coche pas toutes les cases maintenant, pourrait bien être celui qui vous conviendra demain. Vous n’êtes ni le premier ni le dernier à postuler « hors cases ».